Mes trois plus grandes sources d'ennui dans ma vie hors-Qc... Vincent, Sébastien et Isabelle
mardi 30 septembre 2008
Bye-bye la Guyana, Bonjour la Barbade !
J’ai réussi à revendre le ¾ des ces affaires – qu’il a quand même fallu tout nettoyer – mais il en est resté encore trop à « paqueter » et trouver de l’entreposage pour une couple de ces boîtes.
En ce qui concerne mon chat Filou, la solution parfaite s’est présentée samedi dernier, alors qu’un voisin américain – Jerry – qui adore les animaux (et s’ennuie de son chat aux Etats-Unis) a offert de le prendre et s’en occuper, jusqu’à ce qu’on puisse le ramener nous-même au Québec. J’avais bien eu quelques offres à gauche et à droite, mais c’est celle qui m’inspirait le plus confiance, car je l’ai vu souvent chez moi jouer avec Brutus et flatter Filou. Je lui fais donc entièrement confiance et ne me fais aucun souci quant au bien-être de mon chat.
Je m’étais assurée que mes valises soient prêtes avant de me coucher hier, afin de réduire au minimum mon stress déjà assez élevé, causé par ma séparation d’avec mon chum – qui lui, reste en Guyana pour démarrer sa propre petite opération minière – et par la pression de devoir me supporter financièrement dans un pays étranger… en un mois!
En effet, on a réussi à louer à bon prix (ce qui est très relatif à la Barbade) un appartement avec chambre fermée pour 1350$ US pour le mois, une aubaine quoi, selon les standards Barbadiens, mais déjà, je dois commencer à regarder pour quelque chose de moins cher et à plus long terme dans les journaux…
Je stressais aussi énormément à cause de mes valises, qui de toute évidence dépassaient de loin la limite de 44 livres sans frais et j’avais même peur qu’elles ne dépassent la limite de transport sur l’avion – même avec frais – soit de 70 lbs. De plus, j’avais appris sur le site Web de Caribbean Airline que nous avions droit à seulement UNE VALISE, lorsqu’on voyageait a destination de la Barbade. Ridicule, pour une femme qui déménage presque sa garde-robe d’été au complet, même si j’ai laissé dans un autre sac à venir la moitié de mes chaussures !
Arrivée au comptoir de la compagnie aérienne, j’étais donc prête et résignée à sortir ma carte de crédit et payer le TOTAL pour de l’excédent de bagages, mais à ma grande surprise, l’agente au comptoir a fait avancer mes valises, SANS DIRE UN MOT, a complété la paperasse et m’a remis mon passeport en me souhaitant un BON VOYAGE !!! Décidemment, j’ai toujours été chanceuse à date avec Caribbean Airlines, mais Stéphane dit que c’est parce qu’on est en Guyana et que l’avion n’est pas plein. À Toronto, c’est toujours plus compliqué…
Ce n’est pas grand l’aréoport de la Guyana, alors du comptoir d’enregistrement des bagages à l’entrée de la sécurité, il n’y a que quelques pas… qui me séparaient du moment de dire dire Au Revoir à Stéphane.
En voyant mes larmes, il s’est exclamé que c’est LUI qui devrait pleurer, à rester dans ce foutu pays, alors que moi je m’en allais sur une île de rêve, ce à quoi j’ai répondu – histoire de dédramatiser la situation – que c’était des larmes de joie !!!
J’ai donc ris jaune quelques secondes, pour ensuite prendre le chemin d’une nouvelle destination où traîner ma coquille d’escargot, tout ça pour rester près de l’homme que j’aime… l’avenir nous dira où ça va nous mener…
Lors de l’escale à Trinidad, à cause d’une longue file qui devait être partagée selon la destination, la conversation s’est engagée avec une jeune femme blonde que j’avais remarquée dans le premier avion, parce qu’elle semblait voyager seule également. Elle précédait son mari à la Barbade de quelques jours, ce dernier travaillant à la Commission Européenne. Originaire d’Autriche, parlant également français, anglais et allemand, c’est après plusieurs minutes de discussion que nous nous sommes présentées l’une à l’autre.
Je me suis mise à rire en entendant son nom – Sigi – car mon ami Richard Couture m’en avait parlé à quelques reprises, me disant qu’elle était très souvent au Pégasus, et je n’arrivais pas à la replacer… et voilà que je discutais avec elle, qui elle-même avait entendu mon nom à quelques reprises…on a donc vite sympathisé et nous sommes assises ensemble dans le petit avion qui faisait la connexion entre Trinidad et la Barbade.
Elle sera sur l’île pour une douzaine de jours, son mari venant la rejoindre vendredi prochain et comme elle ne réside pas très loin de moi, nous avons convenu d’aller souper demain soir.
J’ai donc pris mon taxi à l’aéroport pour me rendre à l’appartement, situé en face du très bel hôtel Accra Beach (un 4*), pour finalement rencontrer Manon, avec qui je communiquais par courriel et par Skype depuis déjà novembre 2007.
Après l’excitation de (enfin) se voir en personne, j’ai commencé à vider mes 2 énormes valises, fait une petite sieste pour essayer de faire passer une méchante migraine, suis allée souper au petit grill du coin – un excellent mahi-mahi grillé – arrêtée au dépanneur pour m’acheter de quoi déjeuner demain matin et suis revenue me coucher, tout de suite après ma jasette avec Stéphane sur Skype.
Pour le moment, j’ai bien d’autres priorités que d’aller voir la mer, si je veux pouvoir y accéder encore dans 2 mois, puis 3, puis quatre…
mardi 16 septembre 2008
Faire voyager seul un animal domestique... tout un contrat!
Moi je n’y comprends rien… cet homme travaille chez Caricom (Caribbean Community Secretariat) et semble avoir un très bon emploi au département des relations publiques, qui l’amène à voyager continuellement dans toutes les îles des Caraïbes et malgré cela, il s’embête d’acheter de petits items domestiques de seconde main ! Des trucs à 15-20$ chacun… D’ailleurs, j’ai presque tout vendu les items que j’avais achetés pour la maison en 3 jours et en l’espace d’une semaine, même les gros items y étaient passés : le bureau que je m’étais fait faire et la télévision LCD Haute Définition. Avoir su, j’aurais peut-être pensé à ouvrir mon propre marché aux puces !
Stéphane m’a laissée à la piscine ce matin, pendant qu’il allait voir à ses affaires et après le dîner, je suis arrêtée chez l’optométriste pour faire remplacer ma monture et m’en commander une autre paire car à 120$ les lentilles de prescription, je ne veux pas attendre de perdre mes lunettes et devoir m’en faire refaire au Québec ou ailleurs au double du prix !
J’ai passé le reste de l’après-midi à continuer mes démarches pour rapatrier mon chat au Québec. Je comprends maintenant pourquoi il existe des agents de voyage spécialisés dans le transport d’animaux domestiques ! C’est le vétérinaire du Ministère de l’agriculture de la Barbade qui m’en a d’abord parlé et en faisant des recherches sur Internet, j’en ai découvert plusieurs. Évidemment, leurs services ne sont pas donnés, mais quand j’évalue le nombre d’heures que je fais à téléphoner à gauche et à droite, une personne travaillant à temps plein n’aurait certainement pas le temps de faire ça toute seule.

Par exemple, en parlant avec Caribbean Airlines cet après-midi, j’ai appris que si j’envoyais mon chat par le « cargo » (puisqu’il voyagera seul), ça coûterait 315$ US, mais alors eux s’occupe d’obtenir le permis de transit nécessaire, à cause de l’escale à Trinidad. Si par contre, il voyageait avec une personne, il serait considéré comme une troisième « valise » et ça coûterait seulement 100$, mais je devrais m’occuper moi-même d’obtenir le fameux permis pour l’escale à Trinidad.
Le plus incroyable dans tout ça, c’est que le jeune homme, très sympathique au bout du fil et facile à comprendre, m’expliqua qu’auparavant, il s’occupait d’obtenir ce permis, même pour les passagers – car ça semble assez compliqué – mais que comme il coûte 10$, le client payait cette somme au comptoir de réservation et qu’en bout de ligne, sa division « Cargo » ne récupérait jamais ce montant… Alors ils ont cessé de le faire ! Comme si on parlait de millions de dollars… peut-être un animal ou deux par semaine… ils n’ont pas trouvé moyen de comptabiliser ces sommes entre les deux divisions… on parle bien pourtant d’une compagnie aérienne internationale !?!
Bref, il a dit qu’il verrait ce qu’il peut faire pour moi et me rappellerait… la saga de Filou se poursuit donc…
mardi 9 septembre 2008
Pour la Barbade, je dois faire mon deuil de mon chien et mon chat !
Je n’avais pas envie d’y aller aujourd’hui car j’avais beaucoup trop de choses à faire, dont entre autre dépanner ma mère à distance, car elle m’avait téléphoné hier soir avec ce qui semblait être un problème de configuration de son Outlook.
Après quelques difficultés à se connecter, entre autre à cause de la lenteur de la connexion Internet, j’ai finalement découvert que son mot de passe avait changé, comme cela m’était arrivé la semaine dernière, alors que j’avais été presque 3 jours sans accès à mes courriels. Je me demande bien ce qui se passe dans les bureaux de Vidéotron et je vais peut-être leur téléphoner demain à ce sujet…
J’ai aussi reçu la visite, en fin d’avant-midi, d’un scientifique guyanais intéressé à ma « vente de garage ». Tant mieux pour moi puisqu’il achète pour près de 1,000$ de choses que j’avais achetées pour mon Bed & Breakfast.
Ensuite, je me suis décidée à préparer un mailing à mes contacts guyanais, pour essayer de trouver une famille d’accueil à mon adorable Brutus, un peu la mort dans l’âme. Quelques appels téléphoniques ont suivi, mais rien qui me satisfasse encore. J’ai noté quelques noms…
La pire nouvelle de la journée par contre, concerne mon « buddy » Filou, mon chat de 9 ans que j’ai ramené du Canada en janvier dernier. J’ai reçu une réponse du Ministère de l’Agriculture de la Barbade concernant l’importation de Filou vendredi dernier, mais comme ce n’était pas très clair – car les règlements sont très strictes et dépendent de plusieurs facteurs – j’ai finalement téléphoné au vétérinaire en chef de ce Ministère.
Très sympathique le monsieur, malgré la douche froide que ses explications m’ont fait subir. J’ai la mort dans l’âme, maintenant que je sais que Filou ne peut rentrer à la Barbade directement, sans passer une période de 6 mois en quarantaine, à cause de son séjour en Guyana. Décidément, rien pour me faire aimer plus ce fichu pays !
Il doit absolument repasser 6 mois au Canada et par la suite se faire injecter une micro-puce – qui contient ni plus ni moins que son carnet de santé – recevoir tous ses vaccins à nouveau et une lettre confirmant sa bonne santé. Après cela, il doit OBLIGATOIREMENT passer par l’Angleterre, où on approuvera le tout en à peine 24 heures, avant d’être envoyé à la Barbade ! Je n’ose même pas penser au traumatisme qu’il devra subir mais le plus pressant, c’est de trouver une solution pour ce qui se passera dans 3 semaines.
Stéphane connaissait quelqu’un qui s’en serait bien occuper ici mais ça ne donne absolument rien, puisqu’il doit faire 6 mois au Canada de toute façon… à moins que l’on attende près du moment où on retournera nous-même pour quelques semaines, là du moins on serait au Québec pour s’en occuper un peu… Bref, quel casse-tête ! Je suis découragée et Stéphane tourne le fer dans la plaie en me faisant remarquer comment on est toujours esclave de nos animaux…. Mais ça n’arrange rien ! Je sens que la nuit sera longue…
En fait, ce qu’il adviendra de Filou m’inquiète plus – j’avais eu tellement de misère à lui trouver un foyer d’accueil quand on est parti l’an dernier – que les problèmes que j’ai à obtenir de l’information du Ministère de l’Immigration, concernant les permis de travail et de séjour.
Je me sens comme une vraie balle de ping-pong ! Ou bien ça ne répond pas, ou bien on me transfère à un autre département, qui finit par ne pas répondre lui non plus – les répondeurs, c’est pas arrivé sur l’île encore ? – bref, j’ai passé une demi-heure à me promener comme ça sans être plus avancée… personne n’a même été foutue de me dire QUI traitait les courriels et qui avait ouvert celui que j’avais envoyé vendredi dernier et qui décrivait bien notre situation et nos intentions.
J’ai fini par « lâcher prise », en me disant que je vais commencer par me rendre sur place, et que j’irai rencontrer qui de droit, pour leur parler entre les 4 yeux ! Ce sera sûrement plus facile comme ça. En attendant, je ne m’empêcherai pas de commencer à chercher des contrats comme consultante… je traverserai le pont quand j’arriverai à la rivière…
En soirée, devant ma mine déconfite, Stéphane a suggéré qu’on reste ici et qu’on se trouve une maison plus petite et plus modeste, afin que je puisse garder nos animaux mais j’ai déjà quitté la Guyana en esprit et de toute façon, il n’y a rien à faire ici, d’un point de vue professionnel ! N’empêche qu’encore une fois, quel déchirement je vais devoir me taper !!!
lundi 8 septembre 2008
Pas facile de changer de pays...
Parmi les nombreux contacts qu’il s’est fait dans le domaine minier depuis un an, il en est un qui s’est montré plus qu’intéressé à s’associer avec lui. Un guyanais très en moyens, qui séjourne actuellement à New York pour s’occuper de ses nombreuses affaires, mais qui a déjà sur place, en Guyana, tous les équipements dont Stéphane aurait besoin pour rouler une petite opération à lui.
Ce gars-là a même été en mesure de trouver un autre partenaire pour fournir l’autre élément qui lui manquait, soit un fond de roulement assez substantiel, (pour payer les mineurs, le gaz, la bouffe, etc.) Ce serait donc un « joint venture » équitable pour toutes les parties, selon l’entente de pourcentage qu’ils ont convenu.
Il semble donc être capable de s’organiser pour poursuivre ce pourquoi il était venu en Guyana en premier lieu ! Ça suppose donc qu’il devra encore, quelques fois par mois, aller séjourner dans la jungle à leur campement.
J’ai répondu à Stéphane que tant qu’à rester seule, je préférais être seule à la Barbade que seule en Guyana ! D’autant plus que je ne crois pas me tromper en présumant que je risque d’avoir pas mal plus de visite si j’habite sur une île des Caraïbes, qu’en vivant dans ce trou perdu du Tiers-Monde.
Je continue donc à préparer ce nouveau parcours. Après avoir essayé pendant près d’une demi-heure à parler à une vraie personne du bureau de l’immigration de la Barbade – pas de réponse, ou on finissait par me répondre et me transférer à un autre bureau… sans réponse ! – je me suis décidée à écrire un long courriel qui expliquait notre situation et le but de notre séjour à long terme. Au fond ce dont ils veulent s’assurer ( à l’Immigration), tel que c’est expliqué sur leur site Web, c’est que nous ne deviendrons pas une « charge pour l’état ». Non, je ne crois pas que ça risque d’arriver !
J’ai également vérifié comment je pourrais garder mon no. De cellulaire guyanais activé sur mon appareil que j’utiliserais également en Barbade, avec un no. local. Paraît que ça pourrait se faire, mais il faut que je fasse « débloquer » - peu importe ce que ça veut dire – mon cellulaire pour qu’on puisse y attribuer un no. de la Barbade. L’autre problème vient du fait que je continuerais d’être facturé par la Guyana, alors il faudrait que je paie en ligne… etc. En fait, je voulais garder ce no. pour qu’on me rejoigne facilement si on voulait faire une réservation pour de l’hébergement sur l’île, mais je suppose que si on a reçu l’info par courriel, on pourra toujours me rejoindre de cette façon… Bon enfin, une autre petite décision à prendre…
Bref, il faut vouloir en « tabarouette » pour décider de se relocaliser dans un autre pays, parce que il n’y a absolument rien de facile là-dedans !
dimanche 7 septembre 2008
Rien à faire à Georgetown, le dimanche...
Comme ça arrive souvent le dimanche – où il n’y a RIEN à faire à Georgetown - nos amis Sylvie et Gaétan son également venus faire leur tour.
Vers 15h00, on est reparti dans l’intention de faire des courses, pour se rendre compte que tout était fermé – il nous semblait que certaines épiceries étaient ouvertes le dimanche – alors à la blague, j’ai dit que les commerçants étaient probablement passés à « l’heure d’été » !
Après être arrêté manger un burger (végétarien dans mon cas et sur pain de blé entier) chez JR, nous sommes revenus à temps pour amener Brutus à la mer. Je commence à devoir chasser de mes pensées le fait que nous le perdrons dans 3 semaines. Je dois d’ailleurs préparer un mailing afin de lui trouver la meilleure famille d’accueil qui soit.
En soirée j’ai téléphoné à mon ami barbadien Burt, pour lui annoncer la nouvelle de notre arrivée imminente et en même temps, lui demander si nous pourrions entreposer quelques boîtes chez lui, le temps qu’on se trouve une maison à plus long terme. Heureusement, ça ne lui posait aucun problème !
samedi 6 septembre 2008
Mon blogue va bientôt changer de titre !
De cette façon, je vais faire bénéficier mon réseau de contacts de ce petit secret bien gardé et en retour, je recevrai une petite rétribution pour mes références. Ce n’est certainement pas ça tout seul qui va me faire vivre à la Barbade, mais quand même, c’est un début et l’important, c’est que tout le monde y gagne.
POUR OBTENIR UNE DESCRIPTION DE L'HÉBERGEMENT PROPOSÉ À UN PRIX DÉRISOIRE POUR LA BARBADE, n'hésitez pas à m'écrire sur mon courriel vidéotron.
J’ai donc travaillé toute la journée dans le bureau, à finaliser un document promotionnel en anglais, que j’ai pu envoyer en fin de journée, à mes contacts anglophones.
Par la même occasion, on a conclut notre arrangement, pour un hébergement d’un mois dans un petit appartement à une chambre fermée, commençant le 1er octobre. Une partie du coût de location sera absorbée par de la consultation qu’ils (le groupe de proprio) aimeraient que je leur donne, afin d’automatiser leur processus de réservation et de suivi de contacts.
C’est donc réglé… nous avons un mois sur place pour nous dénicher du travail moi et Stéphane et le cas échéant, pour nous trouver une maison meublée à louer à plus long terme… En effet, la maison « rose » d’ici en Guyane a finalement été relouée au premier couple qui est venu visiter la semaine dernière. C’est une bonne chose, puisque nous ne nous ferons plus déranger par des visiteurs.
De fil en aiguille, la Directrice du BNI (Business Network International) des Caraïbes m’a également mentionné, en s’écrivant sur Skype, qu’elle avait hâte de me rencontrer et qu’elle avait déjà des projets pour moi, concernant par exemple la mise en marché de condos qu’ils sont entrain de construire sur l’île de Grenade. Pourquoi pas ! Depuis le temps que je regarde la chaîne de télé « HGTV », mon intérêt pour l’immobilier ne cesse de croître.
De son côté, la représentante du groupe de proprios – qui est assez bien « ploguée » pour avoir lunché la veille avec le Premier Ministre de la Barbade – m’a également écrit qu’elle va me présenter au Canadian Women's Club et le British Canadian Womens Club. Je ne sais pas trop de quoi il en retourne dans ces clubs mais j’ai appris une chose : quand on s’installe dans un nouveau pays, on ne fait jamais trop de contacts entre « expatriés »
Finalement, ma première référence s’est concrétisée ce soir même ! Un ami de longue date, suite à mon courriel promotionnel anglophone, s’est manifesté et après avoir échangé quelques courriels, j’ai transféré ses coordonnées à la Barbade. Je suis heureuse d’avoir cassé la glace si rapidement mais avec tout ça, j’ai travaillé jusqu’à tard le soir.
vendredi 29 août 2008
Les médias commencent à parler de nous...
J’ai retourné l’information à tout mon réseau de contacts, en leur expliquant qu’au début de notre relation d’affaires avec eux, je leur avais offert mes services de relations publiques, ce qu’ils avaient refusé, mais que j’avais décidé de leur en faire gratuitement! Ça ne nous donnera peut-être pas notre argent plus vite, mais j’espère au moins que le fait de les dénoncer sur la place publique les empêchera de flouer d’autres honnêtes gens comme nous…
Ils ont voulu se foutre de notre gueule et ne pas respecter leurs engagements, mais je ne crois pas qu’ils aient réalisé à qui ils avaient affaire et que si je pouvais être la plus loyale des amies, je pouvais également être l’ennemie la plus impitoyable ! Pourtant, nous leur avons donné toutes les chances de régler ce conflit à l’amiable mais je ne suis pas du genre à me laisser manger la laine sur le dos sans rouspéter… En tout cas, si j’étais à leur place, j’essaierais de me débarrasser de moi au plus sacrant en réglant ça hors-cour, car ce sont encore une fois les avocats qui vont s’enrichir, mais nous n’avons pas l’intention de lâcher le morceau ! Ils nous doivent quand même, à nous deux, plus de 50,000$, sans compter tous les préjudices qu’ils nous ont causé pour nous avoir abandonné ici.
Évidemment, ce fût le sujet de conversation de la journée et cela m’a tenu passablement occupé, car en plus de devoir calmer les craintes de ma mère et de répondre à plusieurs autres contacts et amis qui m’ont écrit, j’ai également travaillé pour rectifier une citation dans l’article – fausse bien entendue, à croire qu’il souffre d’Alzheimer – du président, Daniel Pauzé.
J’ai écrit aux personnes concernées et après le week-end du travail, ce sera certainement à suivre.
Pendant ce temps et à travers tout ça, je continue mes recherches et mes démarches pour notre rapatriement au Québec sauf que, juste avant de nous endormir, je me suis rappelé la remarque d’une copine à l’effet que c’était dommage que nous rentrions au Québec… juste à temps pour l’hiver.
J’ai alors demandé à Stéphane « Pourquoi on ne se trouverait pas quelque chose aux Barbades pour quelques mois? » Notre esprit s’est alors emballé et nous avons fait du « brainstorming » en position horizontale ! La principale raison qui nous motiverait dans ce sens, est surtout le fait que notre argent se trouve actuellement placé dans des investissements et que comme la Bourse a récemment pris une débarque, il serait sage d’attendre quelques mois avant de récupérer nos placements.
Nous serions trop perdants de sortir notre argent pour nous acheter une maison, alors qu’au printemps, selon Stéphane, le secteur aurifère – qui constitue le principal secteur de nos placements – va reprendre du poil de la bête… enfin c’est ce qu’on espère !
Déjà, je connais quelques personnes sur cette île de rêve, où ce me serait certainement plus facile de trouver des contrats de consultation et nous trouver où nous loger. Quant à Stéphane, spécialiste de la détection, il a pensé qu’il pourrait peut-être offrir ses services pour retrouver les bijoux des riches touristes qui fréquentent les plages de la Barbade… enfin une idée qui pourrait faire son chemin. Comme on dit, on va dormir là-dessus!
dimanche 24 août 2008
Le meilleur de la Guyana, pendant que nous y sommes encore!
Stéphane travaille quand même ses options pour continuer à oeuvrer dans ce qu'il aime - le domaine minier - mais on verra si ce sera assez rentable pour compenser pour tous les sacrifices que je dois faire en vivant ici: perte d'autonomie considérable, de salaire, de qualité de vie en général et pour souffrir de la chaleur qui m'accable presque continuellement, sauf quand je suis dans mon bureau ou dans ma chambre.
Nous avons fait la grasse matinée ce matin, notre invitée (du Bed & Breakfast) incluse, de sorte que lorsqu’on a eu terminé de déjeuner, c’est à peine si nous avons eu le temps de débarrasser la table avant de nous rendre à l’aéroport de Ogle, un petite complexe de la grosseur de l’aéroport de Mascouche au Québec, situé à seulement 5 minutes de route de chez nous.
C’est bien sûr un peu tassé, à trois en avant dans un pick-up Toyota, mais on n’était toute de même pas pour laisser notre invitée nous suivre en taxi…
Il faisait une chaleur d’enfer, ce qui me rend toujours un peu maussade et marabout. Dans ces temps-là, j’ai tendance à avoir la mèche courte et mon niveau de tolérance prend une méchante débarque ! Alors que Stéphane ait oublié de s’informer du point de rencontre et nous oblige à marcher vers tous les bâtiments, sous un soleil de plomb, disons que je marchais très vite !
Visite aux toilettes : merde ! pas foutu d’avoir des sièges de toilettes dans ces baraques et même pas non plus de papier ! je suis moi-même retournée à ce qui ressemblait à une « réception », afin qu’on aille en chercher. Décidemment, il ne fallait pas me regarder de travers aujourd’hui…
Après une heure d’attente, notre groupe d’une douzaine de personnes s’est finalement engouffré dans un petit avion à hélices, dans lequel je commençais à me sentir mal, tellement on étouffait, jusqu’à ce qu’on décolle et que la ventilation soit activée.
Le trajet dure environ 1h15 pour atteindre le site des plus hautes chutes au monde, en une seule « tombée », soit 741 pieds. Pour vous donner une idée de leur envergure, elles sont 5 fois plus hautes que les chutes de Niagara en Ontario et quant aux chutes de l’Ange, au Vénézuela, elles sont plus hautes seulement grâce à la présence de plusieurs paliers de déversement.
Le vol en avion valait déjà le coût (en spécial à 180$/persl), ne serait-ce que pour constater l’immensité de la forêt vierge amazonienne qui se déroulait sous nos yeux. Pour reprendre l’expression de mon ami Jean-Thomas Léveillé (journaliste à Radio-Canada), nous survolions un « tapis de brocoli » !
Malheureusement notre invitée Paloma, la pauvre, qui souffrait déjà de diarrhée depuis hier, n’a pas apprécié les mouvements de l’appareil et heureusement que je traîne toujours un ou deux sacs de plastique vides dans mon sac de taille, car elle fût rapidement prise de haut-le-cœur incontrôlables.
Rendus sur place, un guide nous a conduits le long d’un sentier pédestre qui nous offrait plusieurs points de vue sur les chutes majestueuses, mais vraiment, à vous en couper le souffle.
Le plus impressionnant de la situation, c’est que nous pouvions littéralement nous asseoir sur le bord du précipice, puisqu’aucune clôture ni barrière ne venait défigurer le paysage et saccager cette nature encore vierge et sauvage. On était bien loin des chutes du Niagara, archi-commercialisées et exploitées à l’extrême. Je nous considérais extrêmement privilégiés, moi et Stéphane, de pouvoir admirer cette merveille naturelle, alors que la majorité de la population guyanaise ne peuvent pas se payer ce luxe.
C’est vraiment à contrecœur que nous sommes retournés à l’avion après environ 2 heures de béate contemplation. Nous sommes rentrés à la maison vers 18h00 et Paloma s’est en allée directement au lit, toujours affectée par le « flu » et le voyage en avion.
lundi 11 août 2008
Terminus... tout l'monde descend !
Nous sommes dans les recours légaux par-dessus la tête, car il n'est pas question de nous laisser manger la laine sur le dos comme ça... on a trimé dur, on a fait de gros sacrifices et Stéphane a même risqué sa vie... et c'est comme ça qu'on nous remercie!
Bref, j'ai monté tout un dossier, dont un document de 8 pages qui raconte notre déplorable histoire et qui me sert beaucoup dans mes communications avec les différents intervenants...
Si vous êtes curieux de lire cet étonnant récit et qui sait, de peut-être nous aider à trouver une solution pour obtenir justice plus rapidement, je vous invite à m'écrire à mon adresse de courriel personnelle sur ctardif@videotron.ca et je vous le ferai parvenir avec grand plaisir.
Vous comprendrez que je ne peux révéler trop de détails sur une place publique telle qu'ici, alors pour le moment, après avoir poursuivi les démarches durant toute cette semaine, je m'apprête à retourner prêter main forte à mon Amour dimanche prochain...
vendredi 18 juillet 2008
Résumé de nos 2 premières semaines au Québec
Ça s'est déroulé samedi dernier et tout s'est parfaitement bien déroulé, sans anicroche et fût un succès sur toute la ligne ! Encore une fois, je m'émerveille toujours de ce que l'on peut accomplir grâce à Internet. Je me suis occupée de toute la préparation des faire-part - design, approbation d'épreuves, étiquettes, etc. - à distance, magré la piètre qualité de connexion qu'on a en Guyana.
Justement en parlant de la Guyana, ça me faisait rire la première semaine de notre retour, lorsque j'entendais les gens se plaindre de la chaleur... je leur répondais "Vous ne savez pas c'est quoi, avoir chaud !!!"
Du côté de la compagnie à Stéphane par contre, rien ne s'arrange. Ils ne nous ont toujours pas payé, malgré l'envoi d'une mise en demeure enregistrée cette semaine de ma part et de Stéphane, séparément. Peu importe comment ça va évoluer, c'est certain qu'il faudra bien retourner récupérer nos affaires, notre chat et j'espère bien, notre chien, mais Stéphane est toujours en négociation du point de vue professionnel et tout peut basculer d'une journée à l'autre.
En attendant, nous en profitons pour voir nos enfants le plus souvent possible; ce soir par exemple, je sors avec mon plus jeune fils en tête-à-tête.
dimanche 6 juillet 2008
Sinus bloqués en avion, pas une bonne idée !
Malheureusement, ce privilège fût de courte durée (seulement une heure avant l’escale) et nous sommes revenus en classe économique pour le reste du voyage. Mais là n’est pas le problème.
Encore très amochée par mon virus de la fièvre Dengue et passablement congestionnée des sinus, j’ai appris de façon éprouvante que pression atmosphérique qui fluctue et tympans malades sont une combinaison extrêmement douloureuse.
À trois reprises aujourd’hui, nous avons décollé, atterri, etc. Du moment que l’avion commençait à perdre de l’altitude, en vue d’un atterrissage, le changement de pression atmosphérique se faisait vivement ressentir dans mes oreilles et j’avais l’impression que la tête voulait m’exploser !
J’avais beau essayer tous les « trucs » de voyageurs : mâcher de la gomme, moucher, avaler, etc., rien n’y faisait.
J’étais tellement « bouchée », une fois sur la piste d’atterrissage, que je devais me tenir après les rampes et les murs à la sortie de l’avion, car mon centre de l’équilibre était sérieusement affecté pendant quelques minutes.
Histoire d’avoir du temps « relax » à Toronto pour souper, nous avions réservé le vol Toronto-Montréal assez tard en soirée, ce qui nous a fait arriver à la maison de mes parents – qui sont venus nous chercher comme d’habitude – il était près d’une heure du matin !
mardi 1 juillet 2008
L’ombre de moi-même
Stéphane est rentré dimanche soir et je lui ai dit que c’est une bonne chose qu’il n’ait pas dormi à côté de moi car il n’aurait pas trop apprécié… la nuit dernière, je sortais de la chambre pour aller me moucher, je m’assoyais dans le lit en espérant que les sinus me débloquent et quand une petite ouverture se faisait, je me dépêchais d’essayer de me rendormir !
Bref, c’est difficile de reprendre des forces avec un aussi mauvais sommeil, sans parler de la perte d’appétit comme rarement cela m’est arrivé dans ma vie de gourmande mais ça, c’est la dernière chose dont je vais me plaindre J !
Seulement j’ai dit à Stéphane que s’il avait fallu qu’on fasse le voyage de retour au Québec demain, c’est en chaise roulante qu’il aurait dû me pousser, d’un terminal à l’autre, car mine de rien, c’est un long voyage : on part de la maison vers 7h30 dimanche matin, mais on arrive seulement vers minuit le soir, avec deux escales à travers tout ça. (Donc beaucoup de déplacements dans les aéroports).
Mais bon, un jour à la fois, je fais ce que je peux pour me reposer – Dieu merci pour l'aide de Colette, la femme de ménage – car je n’ai pas le choix d’être sur pied pour dimanche…
dimanche 29 juin 2008
Cochonnerie de maladie tropicale : j’ai la fièvre dengue !
Vendredi matin, après un très mauvaise nuit de sommeil – horrible mal de gorge + congestion nasale – je me suis levée tard et c’est à peine si j’ai pu avaler un peu d’œufs brouillés au fromage. Idem vers 13h00, sans appétit, je me suis forcée à avaler un petit bol de soupe aux lentilles – straight, sans craquelins ni rien d’autre.
Plus la journée avançait et plus je me sentais dépérir… je suis allée me coucher vers 14h00 et là, ce fût la descente aux enfers ! (Je sais, y a des gens beaucoup plus malade que moi mais tout est relatif dans la vie, et quand on n’a pas connu pire…) Fièvre, frissons, maux de têtes, courbatures comme si un rouleau compresseur m’était passé dessus, je me forçais à boire de l’eau mais en même temps, j’essayais d’espacer mes visites aux toilettes, car c’est à peine si j’avais la force de traverser les 6 pieds qui séparent mon lit du bol ! Mon cerveau était alerte mais mon corps ne fonctionnait plus : j’étais même trop faible pour me garder les yeux ouverts, ne serait-ce que pour lire ou écouter un film (et des vidéos, on en a maintenant plus d’une centaine !) Non tout ce que je pouvais faire, c’est du « brainstorming » pour le projet que j’ai décidé de mettre à exécution sur Internet. Un Webzine pour célibataires auquel je pense depuis la fermeture du magazine RendezVous, mais que je publierai tout d’abord en anglais, car c’est là que se trouve la masse critique et que je verrai si ça lève assez pour que je le traduise en français. Autrement dit, je planifie la stratégie de mon « plan d’affaires » pendant que j’ai les yeux fermés, ce qui accélérera le processus de mise en exécution…
Stéphane venait me voir de temps en temps mais il en a été quitte pour se faire à souper et tout ce que je lui ai demandé, vers 20h00, c’est quelques tranches de melon d’eau froides pour calmer le feu dans ma gorge et m’hydrater en même temps. J’étais bouillante de fièvre et comme il s’est tapé deux épisodes de malaria depuis qu’on vit en Guyana, il m’a dit que dès demain matin (samedi), il m’emmenait à la clinique, car il n’y a aucune chance à prendre ici ! Il avait prévu partir très tôt le matin pour le campement, mais il a fait quelques téléphones pour dire qu’il partirait plus tard.
La nuit fût donc longue et pénible, avec la télécommande de l’air conditionné dans les mains (selon mon état je la partais, je l’éteignais…), la boîte de mouchoirs pas loin, ainsi que ma bouteille d’eau.
Quand Stéphane m’a dit qu’on était prêt à nous rendre à la clinique, hier matin vers 8h00, je n’ai rien fait d’autre que d’enfiler une paire de sandales, gardant la même petite robe de coton que j’ai sur le dos depuis vendredi, pas peignée… rien !. C’est rare mais là vraiment, je me contrefoutais de ce que j’avais l’air… je voulais juste restée couchée et ne pas bouger…
Honnêtement, la petite clinique où nous sommes allés (Stéphane y avait déjà amené un de ses travailleurs) ne m’inspirait pas trop confiance, mais je n’avais même pas la force de critiquer ! À la différence du Québec cependant, la femme-médecin a pu me voir en l’espace de quelques minutes, pour ensuite me faire changer de petit appartement où une technicienne de laboratoire a procédé à une prise de sang. Tout de suite après, j’ai reçu une injection sur une fesse (je ne me souviens plus de la dernière fois où ça m’était arrivée !), supposément pour faire baisser la fièvre !?!?
En dedans d’une demi-heure, mes résultats ont été portés au médecin qui m’a revue sur-le-champ. Diagnostic : fièvre dengue, combinée avec une infection bactérienne de type pharyngite… un chausson avec ça ?
Nous sommes repartis de là avec une panoplie de pilules : vitamine A, 2 sortes d’antibiotiques et un concentré en ampoule pour renforcer mon système immunitaire. Je n’ai pas pensé demander à Stéphane combien tout ça avait coûté mais c’est ridicule comparé au Québec. J’ai cru entendre quelque chose comme 1500 $ GY (7.50$ CA) pour une analyse de sang, alors ça donne une idée…
Un accrochage de voitures… sans constat amiable !
Sur le chemin du retour, Stéphane a décidé d’arrêter chez Rôti Hut, une sorte de pâtisserie/boulangerie, se prendre un café et quelques provisions pour le campement. Comme il reculait pour quitter son espace de stationnement, une voiture derrière lui s’obstinait à ne pas vouloir lui laisser de la place et essayait de le contourner, comme le font si effrontément presque tous les conducteurs guyanais. Ça a fini en accrochage, car l’autre conducteur a continué d’avancer et est venu se cogner sur le pare-choc arrière de Stéphane. Moi qui voulait juste retourner me coucher, j’avais bien besoin de ça !
Évidemment, s’en est suivi une engueulade, le conducteur guyanais voulant appeler la police ou que les deux se rendent au poste. Finalement, mon chum a eu pitié de moi et a donné 20$ au malotru – même si lui s’exclamait que ça en coûterait 25$ - pour faire réparer l’insignifiante égratignure qu’il avait sur sa carrrosserie.
De retour à la maison, je me suis recouchée mais avant de partir vers 14h00 - certain que ça l’ennuyait beaucoup mais il n’avait pas le choix – Stéphane s’est assuré que quelqu’un me téléphonerait le lendemain pour vérifier mon état. (Il a toujours peur à une malaria mal diagnostiquée…).
En arrivant j’avais pris mes comprimés et en fin de journée, on aurait dit que j’allais un peu mieux. Je me suis donc relevée pour travailler un peu sur l’ordi et après un très frugal souper – morceau de poisson et quelques légumes achetés à la boulangerie – je me suis recouchée pour écouter deux films un après l’autre.
J’ai éteint les lumières vers 22h00, me disant qu’une bonne nuit de sommeil me ferait du bien, mais est-ce à cause des médicaments, de ma congestion nasale, ou du fait que j’avais trop dormi la veille, je ne dormais pas encore à 1h00 du matin ! Je me suis relevée pour aller sur l’ordi pendant une heure et là je suis venue à bout de m’endormir…
J’ai lu sur Internet que ça la convalescence de cette maladie peut prendre jusqu’à 2 semaines, avec des alternances d’épisodes de fièvre qui vont en s’estompant. C’est effectivement comme ça que je me suis sentie aujourd’hui : une heure je pensais que je prenais du mieux et une heure plus tard, je recommençais à avoir mal partout et redevenir très faible.
Alors tout seule avec mes compagnons à 4 pattes, j’ai passé la journée au lit, alternant entre la télé et l’ordinateur, parce que chaque fois que j’essayais de sortir de la chambre climatisée quelques minutes – pour laver un peu de vaisselle ou arroser 2-3 plantes – j’y retournais en sueur. Trop chaud ou fièvre, probablement un peu des deux, mais j’avoue que j’ai trouvé la journée très longue…
samedi 21 juin 2008
Les québécois fêtent la St-Jean !
Pendant ce temps-là, tout en faisant quelques téléphones avec mon monde du Québec, j’ai préparé un plateau de crudités avec une guacamole pour notre souper de ce soir, donné par Richard et Élizabeth, un peu en l’honneur de la Fête du Québec, ainsi que souligner le départ estival de nos trois familles québécoises… à date on n’en connaît pas d’autres dans la région. Sylvie et Gaétan sont les premiers à partir, vendredi prochain, (et elle ne revient de Val d’Or qu’à la fin août), suivis par Richard et Élizabeth, quelques jours plus tard et finalement moi et Stéphane, qui revenons au Québec dimanche le 6 juillet. Dans notre cas, on ne sait pas encore pour combien de temps, mais au moins 3 semaines certain.
Sylvie nous avait préparé une délicieuse tourtière du Lac St-Jean et on se serait vraiment cru au Québec, si ce n’eut été du rat qu’on a vu se promener allégrement sur le mur de la maison voisine, de la panne d’électricité qui a duré une vingtaine de minutes, et du fait que quelques personnes (4 à 6) ayant été invités et sensées être présentes, ne sont pas venues… et n’ont même pas daigné téléphoner !
Élizabeth nous avait convié pour 16h00, anticipant le retard de certains guyanais et européens, mais nous avons décidé de nous mettre à table à 18h30 malgré les absents, ce qui dépasse totalement notre entendement. On a passé une bonne partie de la soirée à se plaindre du manque de savoir-vivre de certaines personnes, étant tous d’accord que dans notre livre à nous, c’était totalement inexcusable… ça nous a fait réaliser qu’on n’était vraiment pas au Québec, même si c’est quelque chose de tout aussi possible, n’importe où dans le monde. Mais on dirait que lorsqu’on est loin de chez nous, ça prend tout simplement plus d’ampleur…
Malgré tout, on en a bien ri et ce fût une soirée fort agréable.
vendredi 20 juin 2008
Saviez-vous que les crapauds sont très intelligents ?
La plupart du temps, c’est lorsque je me lève durant la nuit ou tard en soirée et que j’ouvre la lumière rapidement dans la cuisine que je l’aperçois, « trônant » dans le bol d’eau de Filou. J’utilise simplement un contenant de fromage cottage légèrement percé que je renverse sur le crapaud, glissant le couvercle lentement par en dessous. Parfois, je suis trop fatiguée et je retourne me coucher en laissant le pot sur le comptoir et c’est le matin que je laisse une marque sur le dos de la bestiole (une croix, un cercle, un point, deux points, etc.), avant d’aller le lancer le plus loin possible de l’autre côté du mur de ciment, dans le champ en arrière de la maison. Même qu’une fois découragé, Stéphane est allé le porter dans un champ à l’autre bout de la rue !
Bien que le diable m’emporte, un soir tard, alors qu’on venait de finir d’écouter une série sur vidéo, je suis allée chercher Stéphane pour qu’il vienne constater de lui-même : un des crapauds – celui-là marqué d’une croix – était revenu à son poste habituel !!! Ça dépasse notre entendement car on n’a aucune idée par où ils entrent. Stéphane pense que c’est par la porte d’en avant, qu’on ferme seulement tard en soirée, mais le grillage et le moustiquaire ne laissent pas grand place pour se faufiler dessous. J’avoue par contre que il y a deux jours, (Stéphane était parti au campement), en début de soirée, j’en ai aperçu un effectivement dans la maison, juste devant la porte d’entrée, se dirigeant vers les escaliers. En m’apercevant, il s’est dépêché de battre en retraite et se cacher sous un divan. Le temps que j’aille chercher mon contenant de plastique, il avait disparu ! Chaque fois que je repassais devant l’entrée, je regardais tout autour… jusqu’à ce que je l’aperçoive, recroquevillé dans l’encoignure d’une moulure, dans un coin sombre de la pièce ! C’en est un autre qui s’est fait marquer et qui a repris le chemin du champ… plus deux autres qui se trouvaient sur le porche à l’extérieur, tout près de la porte !
Ce qui me fascine le plus, et ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il y en a toujours UN SEUL, dans le bol d’eau du chat, alors qu’il y en a plusieurs qui semblent connaître « le spot » et qui tournent autour ?!? Non mais ils se sont passé le mot et s’entendent chaque soir pour venir se baigner à tour de rôle… ? « OK Joe ce soir c’est mon tour, alors tu reste dehors d’Acc ??? »
Finalement en ce moment, c’est presque aussi mystérieux que de savoir où on aboutira dans quelques semaines, moi et Stéphane. BONNE NOUVELLE cependant, j’ai eu confirmation que Robin et Talia, nos amis professeurs à l’Université de Guyana, vont pouvoir venir habiter tout le mois de juillet à la maison, pour prendre soin de Brutus et Filou. Ça nous fait vraiment un gros souci de moins…
lundi 16 juin 2008
Faire confiance en la vie, lorsque l’incertitude nous envahit
Les communications par courriel se font de plus en plus virulentes et de toute évidence, l’éloignement entre les deux parties ne fait qu’approfondir notre incompréhension mutuelle.
Ils veulent qu’on revienne « tout de suite » au Québec, sans aucune idée des conséquences et de la logistique que ça représente, lorsqu’on vit dans un pays étranger depuis 1 an et qu’on essaie de s’installer avec un minimum de confort. On a donc acheté des trucs pour la maison – car le mobilier était réduit à son strict minimum – et à chaque voyage au Québec, on ramenait nos choses personnelles dont n’importe qui aime être entouré dans son quotidien, sans compter des trucs qu’on ne trouve carrément pas dans ce pays en voie de développement. Et que dire de nos compagnons à quatre pattes, Brutus et Filou ?
Chose certaine, moi et Stéphane sommes encore vraiment à un point tournant de notre vie. Au moment où on se parle, il n’a aucune sécurité d’emploi devant lui… et moi non plus ! Tout ce que nous avons, c’est notre amour, qui nous permet de faire équipe, notre santé et notre objectif commun de nous ramasser de quoi nous acheter une maison sans hypothèque, lorsqu’on décidera de s’installer pour de bon quelque part.
On revient donc au Québec le 6 juillet prochain – nous avons dû réserver nos billets d’avion avec NOTRE argent – et les événements des prochains jours détermineront notre date de retour pour rapatrier nos affaires, le cas échéant.
mardi 10 juin 2008
Maudite politique !
Ensuite je suis allée dîner avec un consultant, spécialiste du riz belge, qui aurait eu besoin de mes services pour enseigner comment faire des plans d’affaires, mais qui ne peut pas m’engager parce que je ne fais pas partie de la Communauté Européenne. C’est pour ça que j’haïs ça, la politique !
J’y ai rencontré Sylvie et Élizabeth et cette dernière a organisé une petite fête d’expatriés, le 21 juin prochain, avant le départ de tout le monde pour l’été. Mais honnêtement, je ne sais pas si nous serons encore là.
Par contre, j’ai continué mes recherches pour trouver des gardiens à Filou et Brutus et ma voisine, dentiste qui possède déjà un petit toutou genre « moppe à quatre pattes », m’a confirmé qu’elle serait prête à prendre Brutus n’importe quand. Quant à Filou, ça ne devrait pas être trop compliqué, car je suis obligé de le forcer pour aller dehors faire ses besoins, mais il utilise sa litière dès qu’il a une chance. Donc un minou qui ne fout pas grand-chose dans la maison, c’est pas trop dérangeant et tout le monde qui le voit tombe en amour avec, car les guyanais ne sont pas habitués de voir un si grand chat, au poil long et de cette belle couleur gris charcoal.
dimanche 8 juin 2008
Le Québec fait compétition avec la Guyana !
Le pot d’un petit arbuste s’étant fendu de tous bords tous côtés, sous la pression des racines, je m’étais mise comme objectif de le mettre en terre aujourd’hui mais ici, faut jamais se mettre de trop gros objectifs car après même pas une demi-heure de travail à l’extérieur, les gouttes me pendaient au nez et je rentrais me réfugier dans le bureau, pour travailler sur un projet dont je ne peux révéler la nature pour le moment. Mine de rien, c’était un pot de bonne taille alors toute la préparation de la terre (mix de terre, compost, sable), le creusage du trou, aller porter la terre (en fait ce n’est que du sable, sous le gazon !) dans le champ l’autre côté de la rue, me battre pour décoller l’arbuste, qui s’était profondément enraciné dans la terre À TRAVERS les trous d’égouttement du pot, bref, juste ça j’en ai eu pour la journée.
D’ailleurs, j’ai fini le gros du travail après 17h00, quand le soleil fût très bas à l’horizon. Alléluia que la douche fût bonne par après ! J’étais en train d’étudier un peu d’espagnol sur l’ordinateur, quand Stéphane est rentré, tard en soirée.
samedi 7 juin 2008
C’est vraiment fini avec Andrew !
La femme de ménage étant ici, j’en ai profité pour faire une petite sieste en fin d’après-midi. pour me rendre ensuite à la piscine vers à 17h30. J’ai bien essayé de rappeler mon chauffeur de taxi préféré, Andrew, mais c’est vraiment fini… il ne fait plus de taxi avec son nouvel emploi qui le rémunère suffisamment et où il travaille très fort. Ça m’attriste beaucoup et depuis quelques jours, j’en appelle un autre qui m’a été référé par mon ami Jai, mais ce n’est pas pareil. Même s’il est très poli et a de bonnes manières (il débarque souvent m’ouvrir la portière), j’ai de la difficulté à comprendre son accent créole.
De retour à la maison vers 19h00, j’ai grignoté quelques restes, joué avec Brutus dehors pour le faire bouger un peu et me suis installée dans la chambre, sur un poste de télé espagnol et avec une leçon espagnole sur le lap-top, sur quoi j’ai passé le reste de la soirée. Le programme « Parlons espagnol » est vraiment bien fait et je crois que ce n’est qu’une question de discipline… si je consacre quelques heures par semaine à étudier, ça sera facile d’y arriver…
vendredi 6 juin 2008
Bye bye le crapaud !
Mais même si je ne le voyais pas, je savais qu’il était venu faire son tour car chaque matin, l’eau du chat était dégueulasse, parce qu’il y avait fait sa crotte ! Eh bien ce soir, parce qu’on s’est retiré tôt dans notre chambre à coucher – il faisait tellement chaud que j’y ai même mangé mon souper – lui aussi est sorti tôt de sa cachette.
Quand nous sommes revenus dans la cuisine en soirée, il était là, bien installé de toute sa lourdeur dans le bol d’eau et en usant d’un peu de stratégie moi et Stéphane, nous avons pu le coincer et l’enfermer dans un bol de plastique, avant d’aller le reconduire à dehors et à l’extérieur de notre grillage.