Mes trois plus grandes sources d'ennui dans ma vie hors-Qc... Vincent, Sébastien et Isabelle

vendredi 28 novembre 2008

Je commence mon livre !

Malgré mon éloignement des gens que j’aime, je trouve toujours que les semaines passent trop vite ! J’imagine que c’est parce que je suis constamment occupée, surtout que maintenant je travaille tous les soirs sur mon site Internet www.happysingleslife.com. Je sais exactement où je veux l’amener ce site, même si avec le peu de moyens dont je dispose, ça risque d’être un projet de longue haleine. C’est dire que la télé ne s’usera pas trop trop dans cet appartement !

En attendant, pour payer mon loyer et mon épicerie, je dois continuer à trouver des compagnies qui ont besoin de mes services d’implantation de ACT! Ça tombe bien, le lendemain où j’ai reçu la commande de mon client de Ste-Lucie, j’ai reçu un autre lead de mon partenaire floridien, qui les reçoit par Internet, à travers le site de Sage Software. Ironiquement, il écrit dans son courriel « Ask and you shall receive”.

Encore plus intéressant celui-là, il se trouve ici même à Bridgetown et vient d’une compagnie d’assurances qui s’informe pour environ 30 licences! J’ai donc pris contact avec eux, ils savent maintenant ce que Organimax peut faire leur offrir comme services et on attend le retour du Directeur de marketing la semaine prochaine pour prendre rendez-vous… Évidemment, plus j’aurai de références à donner dans les Caraïbes, plus ce sera facile de convaincre les compagnies que je peux « livrer la marchandise »….

Suite à mon entrevue vendredi dernier avec un journal de « Entertainment » bi-hebdomadaire, concernant le Happy Singles Group in Barbados on m’avait dit que l’article paraîtrait dans l’édition de mercredi. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fus même pas surprise – seulement un brin déçue – de ne le trouver nulle part dans le journal cette journée-là. Ça m’a pris 2 jours à rejoindre le journaliste, pour me faire expliquer qu’ils avaient manqué de place…

C’est quand même mieux que la situation avec le principal quotidien de la Barbade, The Nations, dont j’ai rencontré la Directrice des Ventes mercredi dernier, après avoir vainement tenté d’obtenir l’attention de la rédaction sur ce nouveau concept pour favoriser le tourisme sur l’île. Ma rencontre s’est déroulée en deux volets : le premier pour mes services de Gestion de contacts et le deuxième, pour le concept du Groupe de célibataires.

Malheureusement il y a quelques semaines, ils ont donné le contrat de monter un CRM à un consultant local, qui doit s’occuper de rapatrier toutes les bases de données éparpillées dans les différents départements du journal. Elle a bien dit quelques semaines, comme quoi personne n’est jamais pressé sur cette île pour que les choses avancent d’un bon pas !

Deuxièmement, j’ai bien essayé d’obtenir une forme de couverture médiatique quelconque pour le « Happy Singles Group », mais malgré qu’elle ait fini par comprendre le concept – après lui avoir expliqué pendant une heure – elle persiste à dire que sans placement publicitaire, ce sera très difficile de justifier de parler de cette entreprise, alors qu’elle doit quotidiennement refuser des requêtes de groupes communautaires. Le mieux qu’elle a pu faire, c’est de me dire qu’elle en discuterait avec le département rédactionnel.

Après cet intense effort de vente, et faut dire, histoire de célébrer mon premier contrat dans les Caraïbes, je me suis jointe au Canadian Women’s Club, pour « prendre le thé » et manger quelques sandwichs.

Hier j’ai jasé avec un ami de longue date qui devrait venir passer quelques jours avec moi à la Barbade, avant d’être rejoint par un couple d’amis qui vont louer mon appart. pour une semaine. J’espère encore louer au moins une autre semaine…

En me couchant, je réfléchissais au modèle d’affaires que j’appliquerais à mon portail/webzine pour célibataires, en me souvenant d’un e-book que j’avais acheté sur Internet, suite à la parution d’un article dans un magazine d’affaires en 2007. Je me suis dit que je pouvais sûrement en faire autant car j’avais payé 10 dollars pour un livre sur « l’alimentation crue » et j’ai reçu en retour un espèce de fichier avec ZÉRO mise en page et finalement, pas impressionnant du tout.

M’étant fait dire à plusieurs reprises, après toutes les péripéties que j’ai vécues depuis mon divorce, que je devrais « écrire un livre » et en pensant à une autre copine, lectrice assidue de mon blogue qui me disait l’autre jour qu’elle le lisait « comme un roman », je me suis enfin décidée cette semaine ! J’ai donc vaincu le syndrome de la page blanche et rédigé les premiers mots de ce qui pourrait ressembler à une autobiographie. Le livre relatera les hauts et les bas d’une maman célibataire et de son cheminement de vie pour être heureuse, dont les aspects personnels et professionnels sont étroitement liés. Ce sera donc fort probablement mon premier item vendu sur le site de « happysingleslife.com », mais ce ne sera qu’un début.

Ce matin j’avais rendez-vous à 10h00 pour une autre attraction touristique, mais pas moyen de confirmer mon rendez-vous (comme je fais toujours avant de quitter la maison), car on disait au téléphone que le numéro n’était pas en service! C’était le seul que j’avais, alors j’ai dû me résigner à écrire un courriel, dont je n’ai eu de réponse que tard en soirée, confirmant les problèmes téléphoniques et avec un no. de cellulaire pour recéduler. Je n’en reviens pas, comment les business font pour accepter une chose pareille !!!

Malheureusement, faute d’inscriptions suffisantes, j’ai dû annuler le souper de célibataires pour ce soir, faute d’inscriptions suffisantes. Cependant, j’ai néanmoins passé une agréable soirée en compagnie de la propriétaire d’un magnifique restaurant indien – Apsara, avec un décor et une ambiance sublime, que j’ai très hâte de faire découvrir à ma fille – situé à 2 minutes de chez moi. Je l’avais visité l’autre jour en allant faire mon épicerie et comme d’habitude, j’avais commencé par envoyer mon courriel habituel avec de l’information sur le Happy Singles Group in Barbados, indiquant mes intentions de développer un partenariat avec eux.

La réponse n’avait pas tardé – très favorable et me félicitant pour mon initiative – ce qui me laissait croire qu’il ne s’agissait pas d’une femme « locale ». effectivement, elle est originaire de l’Irlande mais son mari est de Trinidad. D’ailleurs il s’y trouve encore pour s’occuper de leur premier restaurant, car ils ont ouvert celui-ci depuis seulement 2 ans à la Barbade, en quête d’une meilleure qualité de vie.

Nous avons discuté pendant près de 4 heures et elle m’a gracieusement offert le souper, absolument délicieux, servi de manière très distincte. Ce fût sérieusement instructif et cette conversation m’a fait réfléchir sur ma stratégie de marketing et la meilleure façon de développer ce concept. Je réalise que ça devra passer par les touristes en premier et les « locaux » suivront avec le temps...

mardi 25 novembre 2008

Enfin mon premier contrat dans les Caraïbes!

La bonne nouvelle de la journée, c’est que j’ai reçu confirmation de mon client potentiel de Sainte-Lucie, d’une commande d’implantation de ma solution de gestion de contacts ACT! pour 7 utilisateurs. Ouf ! Fallait que ça tombe un moment donné… c’est certain que dans ma situation financière plus que précaire, il est facile de paniquer parce que les mandants ne se concrétisent pas plus vite.

Par contre, lorsqu’on se décolle de l’arbre et qu’on regarde un peu la forêt et que l’on considère que je suis arrivée ici il y a moins de 2 mois, avec seulement deux valises et 2 ou 3 connaissances dans ce petit pays, je me dis que ce n’est pas si mal que ça. Ce n’est quand même pas des encyclopédies à 150$ que je vends, mais des solutions qui représentent souvent 2 ou 3,000$ d’investissement pour une entreprise…

Malheureusement, la disponibilité du client pour ce mandat m’oblige à repousser de quelques jours mes vacances au Québec. J’aurais voulu arriver le 15 décembre, mais toutes les personnes concernées n’étaient pas disponibles avant ça. J’ai donc reporté mon départ à mercredi après-midi et je reviendrai à la Barbade car à ma grande surprise, j’ai pu trouver un vol sur West Jet pour Bridgetown-Montréal à 139$ (+ taxes) !

Évidemment, je suis « à l’envers du traffic » ! car l’inverse est une autre paire de manches… j’ai perdu la réservation de mon appartement de 2 semaines à cause de des tarifs aériens exorbitants pour venir passer les Fêtes dans le sud. Plus de 1,500$ seulement pour le vol ! Retour à la case départ, mais il me reste encore du temps pour les décisions de dernière minute.

Depuis dimanche, de concert avec mon fils qui est programmeur-web (et qui est à la recherche de travail) j’ai également travaillé sur le site Internet de http://www.happysingleslife.com/. Je passe beaucoup de temps à lire et m’informer sur le marketing Web, les programmes d’affiliation, etc. et avec toutes les idées que j’ai pour ce portail visant à «améliorer la vie des célibataires », on en a sûrement pour plus d’un an à le développer. Mais ça fait longtemps que je le mijote – avec des fonctionnalités tout à fait révolutionnaires – un peu comme j’ai cheminé quand j’ai créé le magazine RendezVous et je trouve que j’ai attendu trop longtemps avant de m’y mettre.

En fait, la tâche me paraît tellement énorme et les moyens dont je dispose tellement insuffisants… mais je m’en veux quand même d’avoir toujours repoussé « la première pelletée » ! J’ai perdu beaucoup trop de temps à donner des coups d’épée dans l’eau en Guyana et essayer de trouver des contrats dans ce pays arriéré… mais ça y est, j’ai brisé le « syndrôme de la page blanche » et j’ai au moins une page en ligne, même si elle est horrible et construite dans Word. Toutes mes prochaines énergies seront concentrées à me trouver un « template » convenable, en attendant de construire quelque chose de plus élaboré avec Sébastien. En attendant, je rêve du jour où j’aurai les moyens de le rémunérer pour son travail…et je suis très confiante !

samedi 22 novembre 2008

Première sortie du samedi soir en solo… j’aime pas ça !

Mon amie Shantal ayant couché chez moi au retour de notre soirée, j’en ai profité pour utiliser ses talents de « coloriste»… car contrairement en Guyana, on en trouve ici, des teintures pour les blondes ! J’avais donc acheté la mienne cette semaine et de « moufette », je suis redevenue toute blonde ce matin !

Après son départ, je me suis occupée de mon lavage et j’en ai profité pour faire quelques téléphones au Québec, tout en cuisinant un peu, ce que j’ai encore beaucoup de difficulté à faire… pour une seule personne ! Après avoir parlé à Stéphane, il est clair que sa supposée « association » avec 2 autres partenaires pour démarrer une opération minière n’avance pas et qu’il nage dans la boue. Il m’a annoncé qu’il commençait à organiser son départ de la Guyana, ce qui du coup remet en question les deux mois de travail acharné que je viens de me taper ! Retour au Québec – ou rien ne m’y attend, à part le bonheur d’être près des miens - ou travail à deux pour former une vraie compagnie ici ? J’ai pas envie d’y penser aujourd’hui et disparaître d’un marché où je « sème » depuis deux mois, alors que tôt ou tard, je commencerai à récolter le fruit de mon labeur…

J’ai travaillé en après-midi, préparant une publicité pour le Happy Singles Group, qui sera envoyée par courriel demain à presque 10,000 adresses, pour la modique somme de… 60$ BBD ! C’est vraiment une aubaine et on verra bien quels en seront les retombées. Mais ça m’a finalement pris un temps fou, car n’étant pas graphiste de métier, j’ai fait du mieux que je pouvais en utilisant Publisher, un logiciel que je connais très peu. Mon côté perfectionniste n’aidant pas, ce fût long et laborieux.

J’ai quand même réussi à décrocher pour aller faire une heure d’exercice sur la plage et dans la piscine du Accra Beach Hotel en fin de journée.

Pour ce soir, j’avais reçu une invitation à travers Facebook, d’une coiffeuse originaire de Chomedey, Laval, mi-canadienne, mi-barbadienne, (parfaitement bilingue) qui avait organisé un « surprise-party » pour son copain, au restaurant OPA, maintenant revampé et renommé le « Black Pearl ».

Or il se trouve que Matthew, le copain en question, est également un des deux associés de la jeune entreprise de marketing par email « Bim Trader », avec qui j’ai parlé à quelques reprises aujourd’hui, sans jamais rien mentionné qu’on se verrait possiblement ce soir.

J’ai beaucoup hésité avant de m’y rendre parce que 1. Ça ne commençait pas avant 22h00, heure à laquelle je me couche habituellement. 2. Je me doutais bien que la moyenne d’âge ne serait pas plus élevée que celle de mes enfants et 3. Je n’étais pas certaine de comment je ferais pour rentrer chez moi, passé minuit.

Par contre, j’en avais marre de passer mes soirées seules et mon amie Manon (que j’ai croisée plus tôt sur la plage) n’arrêtait pas de me rabattre les oreilles comme quoi c’était facile de se faire des amis ici et que je ne devrais pas hésiter à sortir seule. De plus, il s’agissait d’un party « rétro » et j’avais envie d’entendre de la bonne musique.

Après m’être « reposée » une petite heure après le souper, j’ai donc pris mon courage à deux mains, me suis transformée en « femme coquette », pour prendre l’autobus et me rendre à destination.

Mes craintes se sont justifiées : j’aurais pu être la mère de 99% des gens sur place, mais j’essayais de ne pas montrer mon désarroi et d’avoir l’air « cool » ! Assise au bar, j’ai bien jasé avec quelques personnes, dont le fêté, avec qui j’avais parlé au téléphone aujourd’hui, mais la plupart du temps… j’observais et je me contentais d’écouter la bonne musique, même si j’avais une envie folle de danser. Disons qu’il n’y avait pas assez de « danseurs » pour pouvoir me fondre dans la foule incognito…

J’avoue qu’avoir eu le choix, j’aurais préféré être du « souper de filles » de mes copines qui célébraient l’anniversaire d’une de mes meilleures amies, Cathleen.

Vers minuit, j’ai commencé à peser mes options de retour. Je suis sortie du club pour m’asseoir sur un muret et continuer d’écouter la musique, en observant qui partait, qui arrivait… J’ai bien remarqué que l’autobus de la ville circulait encore, mais c’était ma dernière option… heureusement, j’ai aperçu un couple « mature » qui quittait le club et j’ai reconnu la femme, membre du Canadian’s Woman Club. Jase jase parle parle, la chance était de mon bord, puisqu’ils se dirigeaient dans ma direction et qu’ils m’ont gentiment ramenée à la maison.

Je ne suis pas prête à dire que mon amie Manon avait tort de prétendre qu’il est facile de sortir seule et de rencontrer des gens, car je crois que j’ai tout simplement mal choisi mon occasion pour « tester l’eau ». N’empêche que moi, j’haïs ça sortir toute seule !!!

vendredi 21 novembre 2008

Souper-spectacle « Bajan Roots & Rythms » au Plantation Garden

J’ai réussi à obtenir une entrevue pour mon nouveau groupe de célibataires, le « Happy Singles Group » in Barbados, avec un journal - The Heat – publié 2 fois par semaine. On a fait un « working » lunch au restaurant « Bubba’s », où c’est mon endroit de prédilection pour mes meeting, car j’y trouve une connection Wi-Fi… et c’est climatisé. Alors je m’installe toujours sur la banquette du fond, car elle j’y trouve une prise de courant à proximité, mais je dois toujours me débattre un peu, car ces places sont réservées aux groupes de 4 personnes au moins.

Mais comme c’est ma 5 ou 6e fois, je crois bien qu’ils vont finir par ne plus dire un mot lorsque je vais m’installer sur leur précieuse banquette. Je leur dis que je changerai de place s’ils en ont besoin, ce qui n’est jamais arrivé à date !

Bref, l’entrevue fût tout aussi intéressante pour moi, puisque le jeune journaliste – originaire de St-Vincent et à la Barbade pour faire une maîtrise – m’aide à comprendre un tas de choses sur les mœurs des Caraïbes. Tout à fait d’accord avec le concept que je propose, il apporte néanmoins un bémol en mentionnant que cela nécessitera une certaine éducation à la population… En d’autres mots, je retourne aux débuts de la création du Groupe Célibaction, un pionnier en son temps concernant les activités pour célibataires… En fait ce il faudra surtout que j’obtienne le support de l’industrie touristique au plus vite !

En fin de journée, j’ai réussi à rejoindre un fournisseur d’attractions, une compagnie offrant un souper-théâtre du genre « cabaret », intitulé « Bajan Roots & Rythms ». Après avoir obtenu le nom de la personne-ressource, lui avoir parlé et envoyé de l’information par courriel et lui avoir expliqué qu’il était important que « j’expérimente » une activité avant d’y organiser une sortie de groupes - et que je n’avais rien de prévu ce soir ! - elle m’a dit que je n’avais qu’à me présenter ce soir avec mon invité et que deux billets m’attendraient au guichet.

Ça, c’est le côté plaiiiiiisant de cette business ! mais il était passé 16h00 et le spectacle débutait à 19h00 ! Dommage que mon chum ne soit pas là, mais je n’étais pas pour « gaspiller » un billet qui se vend 95$ US !!! C’est finalement mon ex-belle-sœur Shantal qui a eu la chance d’en bénéficier.

Pour résumer ma soirée en deux mots, ce fût extrêmement divertissant ! Bien entendu comme dans tous les soupers-théâtres que j’ai expérimenté, on ne va pas la pour la bouffe et j’ai vu bien des buffets plus impressionnants que celui de ce soir. Mais c’était bon, correct et « ça faisait la job », les consommations locales étant également incluses à volonté.

L’animateur remplissait très bien son rôle, sympathique, drôle et dynamique, mis à part qu’il répétait un peu trop souvent « Make some noise »… traduire…. Applaudissez !!!

Finalement, j’ai passé la plus belle soirée depuis que je suis seule ici à la Barbade, avec ce spectacle alliant danse, chant, comédie et beaucoup d’interaction avec le public, invité à venir se dégourdir les jambes sur la piste de danse pour clôturer la prestation.

jeudi 20 novembre 2008

Mon appart. est à louer pour 3 semaines

La proprio est venu avec la femme de ménage ce matin, pour lui donner ses instructions et je l’ai informé des derniers développements avec la compagnie de téléphone. Elle m’a même fait un compliment sur ma tenue vestimentaire, ce qui est quand même de bon augure, considérant qu’elle voulait me mettre dehors lundi matin, parce que je lui avais mis trop de pression. Je n’ai pas osé parler de rien, mais j’espère qu’elle est revenue sur sa position, maintenant que j’ai pris en main le problème de communication.

Par contre, celui-ci n’est toujours pas réglé et j’ai fait encore plusieurs appels de « troubleshooting » avec Cable & Wireless pour essayer de régler la situation.

En après-midi, je suis retournée travailler pour Manon, qui de jour en jour, constate les avantages d’utiliser ACT ! dans la gestion des appartements qu’elle loue. Je suis pas mal fière de moi, car j’ai même réussi à configurer son compte de email Yahoo dans son Outlook, afin qu’elle puisse bénéficier de l’intégration de ACT ! avec la suite Office.

De retour chez moi vers 19h00, je me suis affairée à constituer l’album de photos pour mon appart. sur Facebook et déjà, j’ai quelqu’un qui est prêt à le louer pour 1 semaine, à compter du moment où je retournerai au Québec pour les Fêtes. À 425$ CA pour 1semaine, c’est une véritable aubaine pour quiconque veut une « place au soleil » sans payer plus de 150$US/nuit, pour la plupart des hébergements situés dans mon secteur. Évidemment, c’est une référence très fiable d’un de mes très bons amis, ce dernier d’ailleurs qui planifie venir passer quelques jours à la Barbade, juste avant mon départ. Ça me fera un peu de visite tout de même…

Quant à Stéphane, il est toujours en « stand-by » en Guyana, mais semble-t-il que ça regarde pour le mieux, les argents nécessaires à l’investissement ayant déjà été transférés dans un premier compte, transfert qui sera suivi d’un autre dans son propre compte bancaire à lui. On retient encore notre souffle !

mercredi 19 novembre 2008

Quand ça va mal, ça va mal !

La journée a mal débuté et s’est poursuivie sur le même ton, me faisant souhaiter de pouvoir l’effacer de mon histoire…

En me levant ce matin, je n’ai eu qu’à traverser la rue pour me rendre à la plage – ça c’est le côté agréable de mon appart. – avec l’intention de faire ma routine d’exercice : 30 minutes de nage et 30 minutes de marche vigoureuse dans l’eau. Cependant, j’avoue que j’ai hésité quelques secondes avant d’aller nager car la mer était particulièrement déchaînée ce matin et les vagues assez vigoureuses. Finalement décidée, comme j’étais entrain de préparer mes lunettes de natation, une vague particulièrement puissante m’a jetée par terre, emportant du même coup mes lunettes que je ne tenais que d’une seule main ! Merde ! Comme si j’avais les moyens de perdre quelque chose de ce temps-là !

J’ai eu beau rester sur place quelques minutes en espérant les revoir mais aussi bien chercher une aiguille dans une botte de foin. Ne pouvant nager sans lunettes aussi longtemps, je me suis donc résignée à marcher dans l’eau 45 minutes en me disant que j’irais m’en chercher une autre paire à la pharmacie pas très loin.

De retour à l’appart, prête à attaquer ma journée de travail – appels de suivi, démarchage, prise de rendez-vous, envoi de soumission, etc. – toujours « pas de son pas d’image » (ni téléphone, ni Internet). Je retéléphone donc à la proprio un peu, beaucoup même, en état de panique, d’un ton j’avoue un peu désespéré, voir agressif, lui mentionnant que si je n’ai pas les outils pour travailler, je n’aurai pas d’argent pour payer le loyer du mois prochain.

Elle me répond qu’elle perçoit mon discours comme une menace, qu’elle n’endurera pas ça et que je serais aussi bien de me chercher un autre endroit où rester, qu’elle me remboursera au pro-rata… et elle me raccroche la ligne au nez !

Je suis au désespoir et j’ai le goût de pleurer ! Je prends une grande respiration en me disant que je n’ai vraiment pas envie de tout réemballer et que ça va finir par s’arranger, en me forçant à ne plus y penser pour le moment…

En me rendant à pied un business lunch au Bubba’s (où on offre l’Internet wi-fi), j’arrête à la pharmacie m’acheter d’autres lunettes de natation et au moment de les mettre dans mon sac d’ordi. – un sac Swiss Army que j’avais payé près de 100$ - le fermoir de la fermeture-éclair, rouillé par 18 mois d’humidité dans des pays tropicaux… me brise dans les mains ! Je me vois déjà entrain de courir un cordonnier pour faire changer la fermeture-éclair au complet, en me doutant que ce ne sera pas bon marché…

J’arrive finalement au resto vers 11h00, voulant profiter un peu de l’Internet avant que mon client potentiel n’arrive… pour me rendre compte que le resto n’ouvre qu’à 11h30 ! Une demi-heure trop tôt, je m’assoie alors sur le petit muret à l’ombre (je suis déjà trempée de sueur après une quinzaine de minutes de marche) pour lire le journal que j’ai acheté au dépanneur, histoire de regarder les annonces d’appartement, au cas où…

Finalement, mon rendez-vous s’est très bien passé, avec un gars d’informatique intéressé par ACT ! et veuf qui a déjà réservé sa place au prochain souper de célibataires.

Sur le chemin du retour, j’ai fait un arrêt à l’hôtel Accra, histoire d’utiliser le téléphone du centre d’affaires pour rejoindre Cable & Wireless et essayer de comprendre ce qui se passe. Je me suis fait répondre que OUI, ils ont pris note de l’appel de Mme Adams (la proprio), mais que dans la saison des pluies, ils ont jusqu’à 5 jours ouvrables pour corriger le problème, avant que l’on puisse avoir le droit de réclamer un remboursement !!! Non mais ça va pas la tête !?! Je vais faire quoi moi pas de communication pendant une semaine ? Mon cellulaire peut me dépanner, mais je ne peux certainement pas travailler avec seulement ça. Non seulement ça coûte une fortune mais je crois que ma pile a un problème car elle se vide très rapidement.

De retour à l’appart vers 16h00, il m’est soudainement venu à l’idée de débrancher le téléphone du « splitter » qui sépare la ligne pour le téléphone ET la connexion Internet, et de le brancher directement dans le mur. A ma grande joie, j’avais une tonalité ! J’en ai donc déduit que la petite pièce était défectueuse et j’ai pris mon courage à deux mains pour rappeler la proprio en utilisant ma petite voix doucereuse, pour lui dire que je croyais avoir trouvé le problème. Elle est revenue un peu plus tard, me porter un autre « splitter », en me regardant à peine et en repartant comme si l’appart était en feu.

Malheureusement, changer la pièce n’a pas rétabli la connexion Internet et je peux seulement avoir une ligne téléphonique en me branchant directement dans le mur. J’ai rappelé Cable and Wireless, pour faire du trouble shooting, mais non pas mieux… on me dit qu’on va tester la ligne demain et qu’on devrait communiquer avec moi... En attendant, j’ai au moins le téléphone, mais toujours pas d’Internet alors après le souper, je suis retournée à l’hôtel m’occuper de mes courriels…

Je me suis installée sur le bord de la piscine, au grand air, ce qui n’est pas déplaisant, et j’y suis restée jusqu’à 22h00. J’ai remarqué que l’hôtel s’était « habillé » pour Noël, et ça fait vraiment bizarre de voir ça, quand on transpire dès qu’on s’active le moindrement…

lundi 17 novembre 2008

Je suis dans le désert… des communications !

J’ai eu un rendez-vous d’affaires encore très intéressant cet après-midi, avec un beau potentiel mais à mon retour, j’ai constaté avec horreur que l’Internet ne fonctionnait plus ! Pas de téléphone ni Internet, aussi bien dire que je suis dans le désert des communications !

Re-téléphone à la proprio qui de toute évidence, commençait à être agacée de mes problèmes, en me disant sèchement qu’elle avait été mise en attente presque une demi-heure avec Cable & Wireless et qu’elle ne pouvait faire plus !

J’ai donc soupé tranquille sur mon balcon et c’est à ce moment que mon jeune voisin de palier inférieure est venu me rendre visite. Maxime est un étudiant originaire du sud-ouest de la France, probablement au début de la vingtaine, venu à la Barbade pour apprendre l’anglais, pendant que son père travaille en Guadeloupe.

Comme c’est avec eux que je partage la connexion Internet (dont je dois payer la moitié), il est venu s’informer de ce qui se passait. Nous avons donc jasé un bout de temps et après avoir fini de vider le reste de mes valises et tout placé dans les armoires, je me suis payé le luxe – à vrai dire je n’avais pas d’autre choix - de regarder un peu de télé.

dimanche 16 novembre 2008

Journée de Bénévolat au à la foire de Noel du Canadian Woman’s Club

En voulant donner mon adresse à la personne venant nous chercher pour nous conduire à la foire, vers 8h30, je me suis rendue compte que le téléphone ne fonctionnait plus ! Plus de tonalité, rien ! Sérieux problème, puisque j’en ai besoin pour travailler comme l’air que je respire.

J’ai quand même attendu en milieu de journée pour rappeler la proprio, qui a commencé à me dire que ce n’était pas de sa responsabilité. Je dois avouer que j’ai monté un peu le ton – j’étais également très occupée par le kiosque où je me trouvais – en lui disant que c’était sa propriété et que moi j’avais payé pour un loyer incluant téléphone et Internet, deux services absolument cruciaux pour moi.

J’ai encore travaillé fort aujourd’hui, m’étant retrouvé derrière la table des livres usagés, que je me suis amusée à classer et organiser pour en favoriser la vente. Tout naturellement, c’est donc moi qui s’est retrouvé avec la « caisse », pendant que Shantal travaillait à la table des desserts et pâtisseries-maison.

Malheureusement, ce fût un succès mitigé, à cause entre autre, de Dame Nature qui faisait des siennes et nous servait des averses de façon intermittente et du fait que la population locale n’en a pas beaucoup été informée…

Tout au long de la journée, on a donc vu défiler en majeure partie des expatriés, canadiens, britanniques et américains, puisqu’ils sont quand même plusieurs milliers de personnes vivant sur l’île plus ou moins en permanence.

Quand on m’a ramené vers 17h30, alors que la pluie tombait drue, je n’ai pas demandé mon reste et me suis tranquillement installée à l’ordi pour téléphoner à ma gang.

samedi 15 novembre 2008

Déménagement dans un autre appartement

En principe, je devais être sortie de l’appartement pour 11h00 mais Manon – qui me donnait un lift jusqu’à mon nouvel appart. à 3 min. de voiture – ne fût prête qu’aux alentours de midi. J’étais arrivée ici avec 2 grosses valises, un bagage de cabine et un sac à dos mais lorsque Stéphane est venu il y a quelques semaines, il m’a apporté le reste de mes affaires dans sa valise, ce qui fait qu’il est reparti avec sa valise presque vide. En effet, il n’y avait pas de raison pour lui de garder ses chemises et pantalons « propres » en Guyana, où il passera la majeure partie de son temps sur un camp minier (du moins, c’est ça le but !)

Résultat – si on ajoute le contenu du garde-manger et celui du frigo, plus toutes les publications/magazines que j’ai accumulés sur la Barbade depuis mon arrivée – c’est tout juste si j’ai pu réussir à tout entrer dans le 4 X 4 de Manon, qui était plein jusqu’au plafond !

Malheureusement, comme sa condition physique ne lui permet pas de forcer ou soulever quoi que ce soit, je savais que j’étais seule pour me taper le transport de tout ce bazar jusqu’au troisième étage. En tout, une douzaine de voyage dont 2 avec les monstrueuses valises que j’ai montées en haut, une marche à la fois ! J’ai toujours dit qu’une montagne ça se déplace… une pelletée à la fois ! J’ai donc eu droit à mon « work-out » de la journée.

Première constatation – que je ne me suis pas gênée de transmettre à la propriétaire lorsqu’elle est montée me faire signer son bail et prendre les argents : l’appartement était loin d’être « spic and span » du moins, certainement pas à mon niveau de standard, ce qu’elle a expliqué par une histoire de maid ne s’étant pas présentée, sans même téléphoner. Comme elle avait un autre « check-in » cette journée-là, elle a dû recourir à une remplaçante d’urgence qui est arrivée plus tard et qui n’a pas eu le temps de nettoyer mon appart. « à fond ». Normalement me dit-elle, le service de ménage hebdomadaire n’est pas inclus dans le loyer mais pour cette fois, elle va me l’envoyer mercredi prochain.

À moitié morte après tout cet effort sous la chaleur, j’ai placé le principal – surtout la nourriture- en attendant mon amie Shantal à qui j’avais offert de venir coucher, puisqu’on allait travailler toutes les deux demain dans une foire de Noël organisée par le Canadian Women’s Club, au profit d’œuvres charitables.

Shantal est mon ex-belle-sœur, avec qui j’avais perdu contact depuis des lustres, mais comme son travail d’instructeur de plongée lui fait passer 6 mois à la Barbade (devinez lesquels) et 6 mois au Québec, ce fût agréable de se revoir et d’avoir le sentiment d’avoir une « vieille » connaissance tout près. Célibataire endurcie, nous sommes presque du même âge et ça reste… la tante de mes enfants !

Évidemment, elle connaît l’île comme le fond de sa poche et c’est une référence inestimable, quand vient le temps de vérifier la crédibilité de quelqu’un, surtout pour mes partenariats d’organisations d’activité. Au niveau de la plongée par exemple, elle m’a livré une sérieuse mise en garde contre un de ces fournisseurs de service de l’île, un vrai bandit que tout le monde poursuit en justice. Fiou ! il m’avait justement répondu par courriel qu’il était très intéressé à me rencontrer et faire des affaires avec moi.

Elle est donc arrivée en fin d’après-midi et mon intention était de faire une sauce rosée et des pâtes, afin de passer une petite soirée tranquille et relaxe. D’ailleurs pour la première fois depuis mon arrivée à la Barbade, j’ai ouvert la télé, branchée sur Direct TV.

Ce scénario s’est gâché au moment d’ouvrir le poêle au gaz… pas de flamme, rien, le néant. On a eu beau tourner la manette en arrière du poêle, essayer de trouver la bonbonne (qui n’est pas dans l’appart et il faisait déjà noir comme chez le diable), trouver une solution, en deux femmes très autonomes et débrouillardes que nous sommes, rien à faire ! J’ai tenté en vain de rejoindre la proprio mais elle m’avait dit qu’elle allait à la messe de 18h00… Aux poubelles le souper économique et tranquille à la maison… il a fallu que je saute dans la douche et aller manger au resto.

Au retour, nous avons écouté un peu de télé et elle a dormi sur le futon du salon. Bilan des petits irritants de la journée : appartement sale, poêle pas fonctionnel, pas de grille-pain, pas de débarbouillette et pas de drap pour me couvrir dans le lit, seulement celui couvrant le matelas, puis le couvre-lit ! Par contre, j’aime bien la disposition de l’appart et la cuisine très claire, le fait que de mon balcon, j’ai vue sur la mer, mon coin d’édifice est entouré d’arbres et j’ai un lit double, contrairement à l’autre appart. où c’était deux lits simples. Y en aura pas de « perfection » ! Pour voir des photos de mon nouvel appart (extrait de mon album sur Facebook) qui tout compte, me plaît plus que l'autre où j'étais,
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mardi 11 novembre 2008

Isabelle est enceinte !

Nouvelle extraordinaire pour moi...

Pendant que j’étais chez une amie, ma fille m’a téléphonée sur Skype pour m’apprendre qu’elle était enceinte! Son chum est venu à la caméra pour me demander quand je reviendrais et je suis partie à pleurer… le déchirement continuel... continue!!!

Même si j'ai déjà un petit-fils adorable de mon fils Sébastien, savoir que sa propre fille connaîtra les joies de la maternité revêt une dimension encore plus intense, issue d'un lien entre mère-fille... incompréhensible pour les hommes !

D'un autre côté, je redoutais ce moment, sachant que je trouverais encore plus difficile mon "expatriation"... heureusement par contre, la belle a bien fait les choses, sa date d'accouchement (qu'on a déterminée ensemble sur Internet), se situe le 28 juillet, en plein dans le temps où je suis toujours au Québec. Qui sait, elle fera peut-être même un beau cadeau à quelqu'un de sa famille car l'anniversaire de son frère Sébastien est le 30 juillet et moi je suis... du 1er août !

Ajoutons à cela que la fête de ma belle-mère Noëlla est le 29 juillet, quelle semaine de célébrations ça nous fera !!!

jeudi 6 novembre 2008

Le syndrome de la balle de ping-pong

C’est fou comme le temps passe vite ! Tellement que je suis rendue une heure devant le reste de ma gang au Canada, depuis qu’ils ont reculé leurs montres le week-end dernier. Faut que je me force pour ne pas l’oublier, parce qu’ici ça ne change pas : le soleil se lève à 6h00 et se couche à 18h00. Après consultation de Météo Média, les 4 prochains jours sont EXACTEMENT semblables : Max. 31 et min. 26. Soleil, beau, beau… et encore beau ! J’ai peine à m’imaginer qu’un jour, j’aie envie d’une bonne tempête de neige québécoise !

Vendredi dernier, je suis allée faire ma demande d’extension de séjour au Bureau de l’immigration et j’ai ressenti le syndrome de la balle de ping-pong ! Premièrement, à 8h00 du matin je faisais la file dehors, comme on me l’avait suggéré quand j’avais téléphoné la veille pour m’informer des procédures.

Apparemment qu’ils ont des quotas relatifs à l’émission de ces permis permettant aux visiteurs de prolonger leur séjour au-delà des 30 jours normalement autorisés à l’entrée au pays. Mais fallait voir le cirque… je me suis retenue pour ne pas prendre une photo du petit tableau où on prenait nos numéros… pour ensuite aller nous asseoir, jusqu’à ce qu’on nous appelle, pour nous demander ce qu’on voulait. C’est là que je me suis fait apostrophée parce que mon chandail était légèrement trop décolleté… qu’ici on devait respecter un « dress code » et que l’agent d’immigration n’apprécierait peut-être pas ma tenue… je l’ai donc « remonté » plus haut pour cacher « ma craque ».

La réceptionniste me demande alors mes photos – « QUELLES PHOTOS ??? » - personne ne m’a jamais dit hier au téléphone que j’avais besoin de photos de passeport… il a donc fallu que je sorte de l’édifice, que je trouve un salon de photographie où faire mes photos – en plein milieu de Bridgetown, je demande aux passants qui commencent à s’activer dans la capitale – et que je retourne voir la dame afin qu’elle broche le bout de papier à mon formulaire de demande.

Ensuite, fallait retourner attendre qu’on nous rappelle, pour nous remettre en ligne devant la porte du bureau où un agent nous recevait pour une « interview ». Une fois entrée, je me suis empressée de faire rire la jeune femme en lui disant que j’étais certaine d’aller au ciel en mourant parce que je venais de vivre une année en enfer, quand j’étais en Guyana !

Lorsque je lui ai remis mon formulaire, elle m’a demandée si j’avais payé – ça coûte appx 25$ CA – « Euh… non, je croyais que c’était à vous que je donnais ça… Eh bien non ! Vous devez aller à la caisse du 1er étage, payer et on va étamper votre formulaire. »

C’est vrai qu’il fait chaud à mourir là-dedans mais là, le sang commence vraiment à me bouillir dans les veines… surtout quand la file restait stationnaire à la caisse… qui s’est avérée défectueuse ! On nous a donc demandé de retourner au guichet du 1er étage (à peine 10 pieds du bureau d’où j’étais)… bref, quand je suis sortie de là, il était près de midi ! De plus, je dois leur laisser mon passeport jusqu’à ce que leur « décision » soit rendue, soit de 2 à 3 semaines ! Heureusement que j’en traîne toujours une photocopie dans mon sac à main quand je voyage.


Ma situation professionnelle ici progresse… lentement mais sûrement ! Il y a définitivement un besoin criant de technologies relatives à la Gestion de la Relation-Client et je suis de plus en plus convaincue que mon timing est bon dans le développement des affaires des entreprises Barbadiennes.

L’intérêt est là chez les gens que je rencontre, aucun doute là-dessus mais quant à savoir à quelle vitesse ça va débloquer, ça c’est une autre histoire !!! À date, je suis très près de finaliser un contrat avec une banque de Sainte-Lucie, à qui j’ai donné une démo à distance, préparé une offre de services, répondu à leurs mille et une questions et échangé de nombreux courriels. Il reste tout simplement à recevoir le contrat signé et sauter dans un avion pour aller travailler 4 jours à Ste-Lucie. Si ça se concrétise, j’ai même prévu une journée pour aller rencontrer la Chambre de Commerce là-bas.

Finalement, j’avance toujours mon projet de « Happy Singles Club » in Barbados, et j’ai également commencé à contacter toutes les entreprises de tours organisés, restaurants et attractions de l’île pour me monter un calendrier d’évènements pour célibataires. Là encore, ça avance pas aussi vite que je le voudrais, mais paraît que c’est à moi à m’adapter à leur rythme et non pas le contraire… tout un défi !

Faut dire que ma recherche de logement (celui où je suis installée est loué à compter du 16 novembre) a grugé beaucoup, mais beaucoup trop de mon temps. Je m’entêtais à vouloir essayer de trouver un appartement à 2 chambres, pour pouvoir accommoder ma visite de cet hiver, mais j’ai dû me résigner - faute de budget pour le moment – après en avoir visité plusieurs, soirs, matin et week-end, à me contenter à prendre une chambre seulement.

Les 2 chambres à prix raisonnables se situaient toujours dans des quartiers résidentiels où y a rien alentour, surtout pas de plage et ça prend vraiment une voiture, ne serait-ce que pour aller chercher une pinte de lait au dépanneur. Et c’est sans compter que je me serais ennuyée à mourir de ne pas avoir de vie alentour de moi comme j’en ai actuellement ici à Rockley Beach, où j’accède au moins à une dizaine de restaurants à pied.

Alors celui que j’ai trouvé pour le 15 novembre est seulement à ½ km d’ici, me rapprochant encore plus du supermarché et au moins, il y a un futon dans le salon, alors ça peut toujours dépanner. Il me coûtera environ 900$/mois US (très important de préciser par les temps qui courent) tout inclus et j’avoue que de m’asseoir sur mon petit balcon au 3e en perdant mon regard sur la mer turquoise de l’autre côté de la rue… ça a beaucoup influencé ma décision !

Finalement, Stéphane, du fin fond de sa Guyana, vient de se taper une autre rechute de malaria, pour laquelle il est traité avec des médicaments qui ont immédiatement fait effet… mais quelle saloperie tout de même. J’avoue que ça m’attriste énormément de ne pas être à ses côtés pour en prendre soin, mais je suis certaine qu’il aurait aimé ça encore plus que moi.

Pour nous encourager l’un l’autre, quoique mes conditions de vie soient incomparables avec les siennes, on se dit qu’un jour, ces sacrifices vont nous rapporter et nous pourrons en profiter ensemble. Il me disait hier que le contrat avec ses 2 nouveaux partenaires devrait se signer d’ici 4-5 jours et il devrait commencer à produire avec le nouvel équipement qu’il aura à sa disponibilité.

Mais on commence déjà à penser à nos vacances de Noël…